
Beaucoup de monde en ce dimanche 23 août, en fin de matinée au cimetière des Chaprais ! Car il s’agissait de célébrer les 100 ans de la mort de Rudolph Valentino, star à Hollywood du cinéma muet.
Une partie de la foule au cimetière des Chaprais. Photo Ludovic Laude.
Car il ‘agissait de célébrer les 100 ans de la mort de Rudolph Valentino. Non pas sur sa tombe, puisqu’il est enterré à Los Angeles. Mais sur la tombe de sa maman, Gabrielle Guglielmi, née Barbin, à Lure en 1856 et décédée à Besançon où elle était revenue pendant la première guerre mondiale afin de soigner les soldats blessés. Elle avait été veuve très tôt après son mariage avec un bel officier italien de cavalerie devenu vétérinaire, et ses trois enfants. Dont le charmant Rudolph que la famille, soucieuse de son devenir, envoya aux Etats-Unis où, après plusieurs métiers à Hollywood comme jardinier, plongeur dans un restaurant, danseur mondain de tango, il triomphe enfin au cinéma, à l’époque du cinéma muet. Son profil de « latin lover » lui assura un tel succès que, suite à sa mort brutale à l’âge de 31 ans, plusieurs dizaines de milliers de fans suivent son enterrement.
Aussi, en vue de préparer ce centenaire, ces 2 dernières années, une dame tout habillée de noir, est venue déposer une rose en mémoire à Rudolfo et à sa maman. Cette dame mystérieuse avait indiqué qu’elle dévoilerait son identité ce jour. Ce qu’elle a fait. Il s’agit de l’historienne bisontine Eveline Toillon qui avait découvert il y a plus de 10 ans, la tombe de Gabrielle dont la concession devait être renouvelée. Ce qui fut fait in extrémis par une descendante américaine.
Madame Eveline Toillon donne quelques explications sur sa participation à cette commémoration. Photo Ludovic Laude
Des musiques des films de Rudolph ont ponctué les lectures de quelques poèmes de l’acteur. poèmes écrits en anglais et traduits et adaptés par un admirateur bisontin, M. Henri Pagé. Un acteur, Quentin Juy, accompagné de Joel Decorbez ont déclamé ces poèmes. Tout d’abord Italie.
Cette Terre, c’est un Cœur Luminescent
Ses Soucis tombent sous des Notes de Musique
L’Ame a besoin de cet Objectif Réconfortant
Le Sel de sa Profonde Matrice
Vient de Sa Maison Natale, du sein de la Mère…
Celui qui aime le Soleil
Prend dans ses Bras Chauds, l’Italie…
Le Bruit des Feuilles d’Oliviers sous le Vent
Est une Romance d’Amour
La sentez-vous sous vos pieds,
Cette Terre de Volcans Endormis?
Amore, Isola Di Stromboli!…
Vous chérissez ce Vin Doux plein de vie
Alora, Viva Italia, Tutti!…
Deuxième poème : Trois générations de Baisers
La tendresse d’une maman
Est remplie d’Amour…
Son cœur est au-dessus de tout…
Ses enfants sont comme
L’Unique Phare de la Vie…
Nulle caresse ne peut atteindre
Un tel sommet de Bonheur
Même les plus beaux baisers
De notre âme sœur n’égale
Le paroxysme du regard d’un enfant…
Même les plus douces caresses
Sur votre peau
Ne peuvent supplanter la proximité
D’un bébé avec sa mère.
Quentin et Eveline Toillon Photo Gilles Champion
J.C.G.





