Portrait officiel mairie de Besançon

 

Claude César Convers est né à Besançon le 15 décembre 1796.

 

Extrait acte de naissance

 

Nous savons peu de choses concernant sa famille. Son père, Jean-Baptiste avait 30 ans à la naissance de son fils. Il est mort à Saône en 1839.Sa mère, Jeanne Blondeau est décédée la même année.

Claude César Convers est présenté, selon les sources, comme ingénieur manufacturier, ou architecte et/ou professeur de géométrie et de mécanique.

C’est, semble t-il, à ce titre qu’il a l’idée de créer et de donner, en 1823, des leçons de mathématiques appliquées aux ouvriers de l’industrie. Il le fait jusqu’en 1837.

Comme souscripteur du livre (paru sous forme de 3 volumes) de Victor Considerant, Destinée Sociale, il est considéré comme fouriériste. Le premier volume de cette étude qui reprend et développe les idées du bisontin Charles Fourier est paru en 1834.

Durant 14 ans il commande l’escadron d’artillerie de la Garde Nationale qu’il a créé et qui est considéré comme un corps d’élite qui rivalise avec les autres corps d’armée régulière.

Il est nommé au conseil municipal en 1830 et durant 34 ans il siège au conseil municipal de Besançon. Il est désigné maire de la ville du 8 mars au 5 avril 1848 en remplacement du banquier Bretillot, puis du 8 septembre 1849 au 14 juillet 1860.

Il est remplacé comme maire par l’avocat Clerc de Landresse, en 1855.

Il a été maire à une époque difficile de la République. Il aurait su, en cette période troublée, conserver ordre et sécurité dans notre ville. C’est ainsi qu’il expulse le commissaire du gouvernement dont il nous est dit qu’il signait des arrêtés illégaux à même de mettre en péril la ville (voir Histoire de Besançon sous la direction de Claude Fohlen, éd. Cêtre).

Son nom est lié à l’alimentation en eau de Besançon par les sources d’Arcier.

 

Le réservoir d’eau des sources d’Arcier : une plaque rappelle qu’il a été construit en 1854 sous le mandat du maire Convers

 

Il est élu député, dans l’opposition à Louis-Philippe du 1er aout 1846 au 24 février 1848. Il est alors républicain. Il est réélu député du 23 avril 1843 au 26 mai 1849. Il est alors, sous le second empire, bonapartiste. Si bien que les historiens le surnommeront « Conversus »…

 

Le député Clause César Convers Mémoire Vive Besançon

 

Le portrait que l’on dresse de lui, dans la presse, à l’occasion de son décès est très élogieux :

« …doux, bon aimable, toujours gai, toujours prêt à être utile… »

« ..caractère franc et ouvert… »

« …zèle réel pour les intérêts de la ville ».

Les trois dernières années de sa vie, il a perdu la vue. Il décède à Besançon le 31 janvier 1864.

Lors de son enterrement, il y a foule : préfet, maire, procureur, chefs de l’administration sont  présents. C’est son ami l’architecte Alphonse Delacroix qui prononce l’éloge funèbre.

« Jamais il n’y eut foule plus considérable dans notre pays pour une cérémonie de ce genre nonobstant le froid du domicile du défunt situé au fond de la banlieue des Chaprais…. » écrit un journaliste du Courrier Franc-Comtois.

Son domicile évoqué ci-dessus avait pour nom Villa Fontaine-Argent.

Il est inhumé au cimetière des Chaprais. Mais sa tombe, aujourd’hui, est envahie par le lierre.

 

Sources : archives municipales, Courrier Franc-Comtois Mémoire Vive Besançon, Histoire de Besançon sous la direction de Claude Fohlen.

J.C.G.