Henri Régnier est né  en le 18 septembre 1882 à Pierrefontaine les varans où son père exploite un négoce en vins. Il est l’aîné d’une famille de  7 enfants.

Suivent Paul en 1884, Gaston en 1885, Georges en 1887, Charles en 1889, Magdeleine en 1891 et un petit dernier, Marcel né en 1899 mais qui meurt quelques mois plus tard en 1899.

La famille Régnier en 1899 : au premier plan de gauche à droite, Virgile le père, la fille Magdeleine, la mère Clémence. Derrière de gauche à droite Georges, Paul, Henri, au centre, Gaston et Charles

 

Gaston et Georges font des études à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort ; Paul et Charles à l’Ecole Centrale, Magdeleine épouse, quant à elle, à Besançon,  un polytechnicien en 1912.

En 1898, Henri passe la première partie de son baccalauréat puis cesse ses études afin de travailler dans l’entreprise familiale avec son oncle François. En 1904, il effectue son service militaire au 5° régiment d’artillerie De Besançon.

 

Henri Regnier

 

En 1907, il s’installe à Besançon et crée la société des Monts-Jura en 1919. En qui concerne son rôle à la tête de la société, se reporter à l’histoire de cette société dans la rubrique Economie.

Après la seconde guerre mondiale, Henri Régnier se présente aux élections municipales à Besançon sur une liste conduite par Henri Bugnet. Rappelons le contexte : Henri Bugnet est alors avocat, maire de Besançon élu dès 1935  sous l’étiquette « radical ». Il est le premier adjoint au maire radical Charles Siffert. Charles Siffert meurt en 1939 et des élections sont donc organisées. Henri Bugnet devient maire. Il reste en poste sous l’Occupation (confirmé par le gouvernement de Vichy). A la libération, il est révoqué, mais il est très vite renommé à la tête de la ville par le préfet du Doubs. Aux élections municipales de 1945, ce sont les socialistes alliés aux communistes, conduits par Jean Minjoz qui remporte les élections. Mais leur mandat est de courte durée puisqu’une nouvelle constitution a vu le jour et des élections municipales sont  de nouveau organisées. Henri Bugnet se représente à la tête d’une liste qui comprend des membres du tout nouveau parti créé par le général De Gaulle : le RPF, Rassemblement du Peuple Français, coalisés avec d’anciens radicaux.

Henri Régnier est alors adhérent du RPF.  La liste conduite par Henri  Bugnet s’intitule Liste d’Union Républicaine pour le Rassemblement du Peuple Français. Elle obtient 35,4% des voix et 13 sièges sur 35. Une liste constituée par le Parti Républicain pour la Liberté (PRL) classée à droite, alliée avec des Indépendants obtient 27,7% des voix et 10 élus. La liste socialiste conduite par le maire sortant Jean Minjoz obtient 21,1% des voix et 7 sièges et le Parti Communiste Français (PCF) 13,7% des voix et 5 sièges. Les 10 élus de droite s’abstiennent lors de l’élection du maire, ce qui permet à Henri Bugnet de redevenir maire avec 13 voix contre 12 voix de gauche pour Jean Minjoz.

Henri Régnier devient 1er adjoint d’Henri Bugnet. Et à la mort de ce dernier en 1950, Henri Régnier devient maire de Besançon jusqu’à la fin de cette mandature en 1953. Lors des nouvelles élections municipales en 1953, Henri Régnier va perdre la mairie à un siège près au profit de Jean Minjoz (qui reste maire jusqu’en 1977 date à laquelle il se retire).

 

Le bilan établi par le maire sortant Henri Régnier

 

Henri Régnier siège alors au conseil municipal dans l’opposition, mais une opposition très courtoise vis-à-vis de Jean Minjoz. En 1956, il est élu jusqu’en 1965, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Doubs.

 


A la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie

 

Henri Régnier et le préfet du Doubs

 

Henri Régnier décède à Besançon le 30 juin 1969. De nombreux bisontins ont alors participé à ses obsèques.

 

Sources et photos: archives familiales ; archives municipales ; portrait peint accroché dans la salle des portraits à la mairie.

J.C.G.